Depuis le 18 mai, un exercice militaire s'est installé dans plusieurs zones du Nord-Ouest de la France, provoquant l'ire des agriculteurs de la Mayenne. La Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA) ainsi que les Jeunes Agriculteurs critiquent le manque de préavis, arguant qu'une telle notification tardive nuit gravement à la gestion de leurs exploitations.
Selon la FDSEA, des survols de drones et d’hélicoptères affectent le bien-être des animaux, qui se montrent particulièrement sensibles à ces intrusions aériennes. Cet exercice, qui couvre un triangle entre Guer, Cherbourg et Le Mans, pourrait durer jusqu’au 4 juin.
Erwan Pineau, président des Jeunes Agriculteurs de la Mayenne, fait part de sa frustration : "Si nous avions été prévenus plus tôt, nous aurions pu mieux nous organiser pour protéger nos bêtes." En effet, les passages intempestifs d'engins militaires peuvent stressent les animaux, occasionnant hurlements et blessures, voire provoquer des comportements dangereux comme la fuite sur les routes.
Une vache a déjà été blessée durant cet exercice, incitant Pineau à alerter sur les dangers que ces situations représentent non seulement pour les animaux eux-mêmes mais également pour les usagers de la route. "Une bête affolée peut quitter son champ et causer des accidents", prévient-il.
Les agriculteurs, qui avaient déjà établi des méthodes pour atténuer le stress de leurs animaux, telles que la diffusion de musique dans les poulaillers, se sentent aujourd'hui exposés à des risques accrus. Ils demandent que les préjudices subis soient reconnus et indemnisés, conseillant également aux exploitants concernés de faire constater les blessures par des vétérinaires. La situation mérite une attention accrue pour améliorer la cohabitation entre les activités militaires et agricoles, souligne la FDSEA. La situation actuelle pose également la question de la communication entre les autorités militaires et les agriculteurs, essentielle pour éviter des conflits d'intérêt à l'avenir.







