Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, est attaché au projet de loi sur l’allocation de solidarité unifiée (ASU) mais a décidé d'y apporter des modifications suite aux commentaires du Conseil d’État. Cette décision a été confirmée par son entourage en réponse à une information de La Tribune Dimanche.
D'après des sources proches du Premier ministre, ce texte fait l’objet d’un important travail de concertation impliquant associations, partenaires sociaux, et partis politiques depuis plus de six mois. Les échanges avec le Conseil d’État ont porté sur divers éléments à clarifier ou à retravailler.
En réponse aux critiques du Conseil d’État concernant la libre administration des collectivités, le gouvernement a opté pour un retrait temporaire du texte de l’ordre du jour. L'objectif est d'assurer un consensus plus large avant de progresser.
Un calendrier parlementaire révisé
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a affirmé sur France 3 que ce texte n'est pas abandonné. Elle a insisté sur l'importance de continuer les consultations, car le Premier ministre « y tient particulièrement », et a déclaré qu’il s’agit d'un « engagement fondamental » du gouvernement.
Promesse du président Emmanuel Macron en 2018, l’unification des prestations sociales a été relancée après avoir été mise sur la table par ses prédécesseurs, Michel Barnier et François Bayrou. Le projet de loi était initialement prévu pour arriver à l'Assemblée nationale en mai, mais son inscription a été repoussée à une date ultérieure.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, avait exprimé des préoccupations sur cette législation, notamment les réserves du Conseil d’État et les implications pour les collectivités. Les associations luttant contre la pauvreté ont également exprimé des inquiétudes quant à un possible déclin de l'aide pour les plus démunis. Cela illustre la complexité de la réforme qui vise à simplifier les aides tout en préservant l’efficacité sociale.







