Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, a récemment exprimé son souhait de ne pas occulter le débat sur la gestation pour autrui (GPA) en France. Dans une interview accordée au Parisien, il a souligné que ce sujet mérite une discussion ouverte. Toutefois, ses propos n’ont pas été accueillis uniformément au sein de son propre parti.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a exprimé son fort désaccord avec Attal, annonçant qu’elle est “extrêmement défavorable” à la légalisation de la GPA. Lors d’un passage sur France 3, elle a affirmé : “C’est un point sur lequel, s’il est confirmé, je suis en total désaccord”.
Attal a rappelé qu'il est crucial d'aborder les questions bioéthiques, suggérant que la liberté de vote devrait s'appliquer au sein des partis, y compris chez Renaissance. Maud Bregeon, quant à elle, dénonce une mesure qui, selon elle, irait à l'encontre du féminisme actuel. “Je ne comprends pas comment on peut envisager de mettre à disposition le ventre des femmes, que ce soit à titre rémunéré ou non”, a-t-elle déclaré, insistant sur l’aspect très personnel de la maternité et de la parentalité.
Malgré les arguments des partisans d'une GPA éthique, le fossé semble se creuser. “Je ne sais pas ce que signifie éthique”, a-t-elle ajouté, remettant en question les bases mêmes du discours sur la GPA.
Un appel à l'unité au sein de la droite
Maud Bregeon, qui a un passé au sein de la droite avant de rejoindre Emmanuel Macron en 2016, a récemment évoqué l’importance d’unir la “grande famille élargie de la droite et du centre”. Elle a ainsi plaidé pour un projet et un candidat uniques, englobant des figures telles qu'Édouard Philippe et Gérald Darmanin.
En attendant, elle n’a pas encore pris de décision quant à sa participation au premier meeting de Gabriel Attal, prévu à Paris. Elle a indiqué son souhait de ne pas se positionner trop vite au sein d'une écurie politique.
Avec cette situation, le débat sur la GPA s'annonce comme un enjeu clé, révélant des fractures au sein même des mouvements qui aspirent à représenter une France moderne et inclusive.







