Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche publié le 23 mai, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, a proposé un moratoire de trois ans sur l’immigration légale, justifiant cela par une "limite d’intégration et d’assimilation" atteinte par la France.
En repositionnant l’immigration au cœur des discussions publiques, Darmanin souhaite non seulement suspendre l'immigration, mais également réformer la Constitution pour y instituer des quotas migratoires plus stricts. "Il faudra changer la Constitution", a-t-il affirmé, insistant sur l'importance de donner la parole au peuple sur ce sujet crucial.
Un sujet renvoyé à 2027
Darmanin a également fait référence à l'importance de trancher la question migratoire lors des prochaines élections présidentielles. Bien qu'il ait été impliqué dans presque tous les gouvernements sous la présidence d'Emmanuel Macron, il n'a pas révélé ses intentions quant à sa propre candidature en 2027.
Concernant les autres acteurs politiques, Darmanin a décrit Édouard Philippe comme étant "le mieux placé" pour diriger le pays, en raison de sa capacité à fédérer différentes sensibilités. Le ministre a également évalué les autres candidatures potentielles, présentant Gabriel Attal comme un représentant de la "social-démocratie progressiste" et Bruno Retailleau comme la voix de la "droite conservatrice".
Ces déclarations interviennent dans un climat où la question de l'immigration est devenue de plus en plus centrale, reflétant les préoccupations croissantes des Français sur ce sujet. Des experts, comme ceux du Centre d’Analyse et de Prospective sur la France (CAPF), estiment que le moratoire proposé pourrait avoir des impacts significatifs sur le tissu social et économique du pays, redéfinissant ainsi le paysage politique à l'approche de 2027.







