Le 3 janvier, l'annonce de la capture du président vénézuélien, Nicolás Maduro, par les États-Unis a suscité une onde de choc à l'échelle mondiale. Alors que certains pays, comme l'Argentine et Israël, ont applaudi cette opération militaire, d'autres, parmi lesquels la Russie et la Chine, ont immédiatement pris position pour condamner cette initiative.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé son soutien à Maduro, en appelant à sa libération. Dans un communiqué, le ministère russe a déclaré : « Nous exhortons les autorités américaines à reconsidérer cette position et à libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse. » Cette déclaration met en lumière le soutien indéfectible que la Russie apporte au Venezuela, un partenaire stratégique dans la région.
De son côté, la Chine, qui dépend fortement du pétrole vénézuélien, s'est dite « profondément choquée » par l'intervention américaine, qualifiant cette action d'un « recours flagrant à la force » contre un État souverain. Le ministère chinois des Affaires étrangères a souligné que cela « viole gravement le droit international » et menace la paix en Amérique latine. Ces prises de position montrent que la dynamique des relations internationales autour de cette affaire est complexe et polarisée.
Par ailleurs, des experts comme le politologue français Jean-Michel Blanquer ont analysé que ces réactions pourraient aggraver les tensions géopolitiques, notamment en Amérique latine. Leur crainte est que cette situation ravive les divisions déjà existantes entre les blocs pro-américains et anti-américains, exacerbant ainsi un climat de crise.
Enfin, l'Iran, également critique à l'égard des États-Unis, a dénoncé cette opération militaire, rejoignant la chorus des voix opposées à l'intervention extérieure. La position de l'Iran souligne l'importance de la solidarité entre les nations qui s'opposent à l'hégémonie américaine.
Alors que la situation évolue rapidement, il est crucial de suivre cet événement qui pourrait redéfinir les alliances et les rapports de force en Amérique latine et au-delà.







