Suite à l'opération menée par les États-Unis qui a abouti à l'arrestation de Nicolás Maduro, la vice-présidente Delcy Rodríguez a dénoncé une "agression militaire" et a réaffirmé que Maduro est le "seul président légitime" du pays.
Lors d'une allocution télévisée, Delcy Rodríguez a qualifié l'opération américaine de "très grave agression militaire". Selon les sources, les États-Unis auraient lancé une "attaque de grande envergure" pour capturer Maduro, un acte que Caracas considère comme une violation de sa souveraineté. Elle a exigé "la libération immédiate du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores", affirmant : "Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nos ressources naturelles et notre indépendance politique, qui doivent servir au développement national" (source : Le Monde).
Tensions croissantes en Amérique latine
Les réactions face à la capture de Maduro n'ont pas tardé à fleurir à l'échelle régionale. Le président colombien Gustavo Petro, sensible aux implications d'une telle action militaire sur la souveraineté, a convoqué un conseil de sécurité. En réponse, il a ordonné le déploiement des forces publiques à la frontière et a instauré un commandement unifié à Cúcuta pour anticiper un éventuel afflux de réfugiés, notant que cette opération constitue une "agression à la souveraineté" de l'Amérique latine. Lors d'une conférence de presse, il a également condamné les déclarations du président américain qui avaient directement critiqué des chefs d'État sud-américains.
La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a rappelé dans un message publié sur X les principes de la Charte des Nations unies, appelant les États à s'abstenir de recourir à la force pour résoudre des conflits. De même, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a condamné fermement l'intervention américaine, arguant que cela ouvre la voie à un "monde de violence et de chaos" (source : France 24).
À l'opposé, le président argentin Javier Milei a salué l'intervention des États-Unis, affirmant que "la liberté progresse". Dans son message, il a exprimé son soutien à l'action américaine, soulignant les tensions politiques qui entourent la question de la démocratie en Amérique latine.
Cette situation complexe soulève non seulement des inquiétudes quant aux implications géopolitiques en Amérique latine, mais souligne également la fragilité des relations internationales dans un contexte déjà tendu. De nombreux spécialistes affirment que cet évènement pourrait transformer la dynamique régionale et relancer les discussions sur la souveraineté et le droit d'intervention des puissances extérieures.







