La voix tremblante de désespoir, Audrey, la mère de la petite Rosa, victime présumée de Jérôme Barella, partage son expérience tragique sur RTL. Cette mère de famille s'indigne de l'inaction de la justice française qui, selon elle, a échoué à protéger sa fille. En 2025, elle dépose une plainte pour viol sur mineure de moins de 15 ans, un acte qu'elle pensait suffisant pour déclencher une réaction judiciaire significative. Les faits se seraient déroulés entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect, alors que Rosa n'avait que 10 ans.
Malgré la plainte ainsi qu'un examen médico-légal et psychologique validant les allégations de viol, Jérôme Barella n'a jamais été entendu par les enquêteurs. "Je suis déçue par la France, déclarait-elle, déplorant que cette tragédie n'éclaire que maintenant les carences du système judiciaire. Comment est-il possible qu'il faille attendre la mort de Lyhanna pour que l'on agisse ?"
Le poids de cette situation pèse lourdement sur les épaules d'Audrey, qui se sent responsable de la mort récente de la petite Lyhanna, âgée de 11 ans. "J'ai l'impression que c'est de ma faute, que je n'ai pas fait assez. Je n'ai pas crié assez fort pour qu'ils nous entendent\, déclare-t-elle, le cœur lourd de culpabilité. Mon espoir était que la justice intervienne, mais après tant de dysfonctionnements, cette tragédie demeure marquée dans ma conscience."
Dans un élan de solidarité, elle adresse également un message de soutien à la famille de Lyhanna, tout en exprimant son propre chagrin : "Je suis désolée de ne pas avoir fait plus, et je me sens navrée que Jérôme Barella n'ait pas été arrêté plus tôt. Je porte ce poids en moi." Pour Maître Pierre Debuisson, l'avocat d'Audrey, cette situation met en lumière un problème systémique grave. "Ce n'est pas aux victimes de se sentir coupables, mais bien à ceux qui, au sein de la chaîne judiciaire, n'ont pas accompli leur devoir de protection. Il est temps que ces drames amènent une réflexion profonde sur notre système judiciaire", estime-t-il.







