Le samedi 23 mai 2026, près de 500 participants se sont réunis à Nantes pour une marche blanche en hommage à Elidjah Mankoka, tragiquement décédé dix jours plus tôt. Le cortège, venu du collège Libertaire-Rutigliano, a parcouru le quartier Port-Boyer, marquant ainsi un moment de recueillement et d'angoisse face à la montée de la violence dans les rues.
Lors de cette journée, l’émotion était palpable. Près de 500 personnes, selon la préfecture de Loire-Atlantique, ont défilé silencieusement jusqu’au lieu fatidique de l'accident, à la rue de Pornichet. L'adolescent, qui avait récemment fêté ses 15 ans, est devenu la cible d'une fusillade liée à des activités de trafic de drogue, bien que rien ne prouve qu'il y soit impliqué, comme l’a souligné le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Coup de gueule des jeunes : "Ça aurait pu être nous"
Le cortège a été marqué par de nombreux témoignages de tristesse et d'inquiétude. Parmi les participants, une élève de troisième a partagé son chagrin, déclarant : "C'était comme un frère pour moi. Il était toujours là." Les cris silencieux des proches, consolidés par la distribution de t-shirts blancs à son effigie, ont fait écho dans la foule. "On a tous perdu notre enfant", a exprimé Inès, affligée mais déterminée à réclamer justice et sécurité.
"Même quand tu es en bas de chez toi, tu ne te sens pas protégé", a déploré une autre participante, énonçant une peur partagée par de nombreux jeunes de la région. Un jeune homme de 21 ans, habitant de Port-Boyer, a exprimé son désespoir face à cette tragédie : "Le petit, je ne le connaissais pas. Mais ça fait mal. Ça aurait pu être nous!".
Des parents inquiets pour l’avenir
Au fur et à mesure que le cortège s’approchait du site de la tragédie, les messages de solidarité persistaient. La mère d'un ami d'Elidjah a interpellé les autorités : "Il faut qu'il y ait plus de sécurité. J'ai un fils de 14 ans qui a grandi avec Elidjah, et ça nous fait peur pour l'avenir." Une autre mère, qui a souhaité garder l'anonymat, a affirmé que la situation actuelle était insoutenable.
Cette marche blanche a aussi permis aux participants de souligner la nécessité d'une prise de conscience collective. Kalomé, ami de la famille, a insisté sur le fait qu'il est essentiel de ne pas considérer ces événements comme une fatalité. "Il faut que la société fasse corps. Nous ne devons pas rester silencieux face à ce fléau".
Vers un avenir plus serein
En rendant hommage à Elidjah, les participants de cette marche ont montré qu'ils ne voulaient pas que son décès soit vain. Les autorités locales sont désormais appelées à renforcer la sécurité dans ces quartiers sensibles, afin d'assurer une meilleure protection pour les jeunes. Ce rassemblement ne fut pas seulement un moment d'hommage, mais un cri du cœur pour un futur prometteur, loin de la violence.







