Le lisier représente le produit liquide des déjections animales d'élevage, issu principalement de l'élevage industriel dépourvu de litière. Bien qu'il puisse offrir un apport nutritif à la terre, il convient de rester vigilant quant à son utilisation.
Définition du lisier : vers une industrialisation des pratiques
Autrefois, les porcs étaient élevés dans des fermes artisanales, où leurs déjections, mélangées à de la paille, formaient un fumier naturel utilisé pour enrichir les sols. Cette pratique a été profondément bouleversée par la mécanisation et l'industrialisation de l'élevage, qui a mis fin à ces principes de base. Les animaux sont désormais souvent élevés sans litière, sur des caillebotis. Leur déjection est alors recueillie sous forme liquide, entraînant des préoccupations majeures pour l'environnement.
Ces tonnes de lisier, mal gérées, peuvent contaminer les nappes phréatiques en raison de leur forte concentration en produits chimiques. Composé à 90 % d'eau et 10 % de matière organique, son utilisation nécessite un mûrissement pour en extraire la matière sèche. Un épandage inapproprié peut entraîner un lessivage, augmentant ainsi les niveaux de nitrates dans les sols et les eaux, contribuant à la prolifération des algues vertes.
Les atouts et limites du lisier au jardin
Le lisier contient des éléments nutritifs tels que l'azote, le phosphore et le potassium, ainsi que d'autres minéraux essentiels comme le calcium et le magnésium. Cependant, en raison de son origine industrielle, il peut également contenir des résidus indésirables : produits chimiques, pesticides et antibiotiques utilisés dans l'alimentation des animaux.
De plus, le lisier présente souvent une forte teneur en cuivre et dégage une odeur très désagréable, rendant son utilisation encore moins attrayante. Il convient donc de ne pas le confondre avec le fumier traditionnel d'autrefois, car il n'est pas un compost sûr pour enrichir nos jardins.







